<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>Langues et cité</title>
    <link>https://www.languesetcite.fr</link>
    <description>Bulletin de l’observatoire des pratiques linguistiques</description>
    <language>fr</language>
    <item>
      <title>Entre corps et papier : tentatives de représentation graphique de la LSF</title>
      <link>https://www.languesetcite.fr/727</link>
      <description>Les langues des signes (LS) font partie des langues strictement et foncièrement orales (c’est-à-dire. face-à-face), dans la mesure où les locuteurs, quel que soit leur pays ou la LS qu’ils pratiquent, n’ont pas massivement adopté de conventions permettant de les représenter graphiquement en vue d’une utilisation dans la vie quotidienne. La difficulté de développer un système d’écriture pour ces langues tient à leurs caractéristiques visuelles-corporelles et iconiques, qui bloquent toute tentative d’adapter des formes d’écriture conçues pour des langues vocales. Toutefois, les signes sont dessinés dans des dictionnaires de LSF, des livres pour enfants [ill. 1], des manuels de LS [ill. 2], etc. Associés à des flèches, à une disposition adéquate dans l’espace graphique, parfois à des mots de français, ces dessins permettent aux sourds de produire d’authentiques textes qui se rapprochent de l’organisation visuelle des LS. Ces productions, souvent très personnelles, peuvent servir d’aide-mémoire, mais aussi à transmettre la culture sourde (cf. la fameuse partition de “Les pierres” de Victor Abbou [ill. 3] ou l’haïku « V » de Levent Beskardes [ill. 4]) ou encore à véhiculer des informations à un public sourd (cf. les schémas produits par Laurent Verlaine [ill. 5] et étudiés par Pierre Guitteny (2008) ou encore les illustrations utilisées dans le service fax du 114, le numéro d’urgence pour les sourds). Ces représentations des LS sont aussi utilisées par les professeurs dans les éco</description>
      <pubDate>lun., 16 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.languesetcite.fr/727</guid>
    </item>
    <item>
      <title>La traductologie LSF/français</title>
      <link>https://www.languesetcite.fr/731</link>
      <description> Historique de l’ouverture des formations à la traduction LSF/français  Historique de l’ouverture des formations à l’interprétation LSF/français  </description>
      <pubDate>lun., 16 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.languesetcite.fr/731</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Sourds et LSF : avancées et limites depuis la loi 2005‑102 du 11 février 2005</title>
      <link>https://www.languesetcite.fr/683</link>
      <description>Deux articles du texte de la loi 2005-102 concernent exclusivement la LSF Article L.112-2-2 - Dans l’éducation et le parcours scolaire des jeunes sourds, la liberté de choix entre une communication bilingue, langue des signes et langue française, et une communication en langue française est de droit. Un décret en Conseil d’État fixe, d’une part, les conditions d’exercice de ce choix pour les jeunes sourds et leurs familles, d’autre part, les dispositions à prendre par les établissements et services où est assurée l’éducation des jeunes sourds pour garantir l’application de ce choix. Article L.312-9-1 : La langue des signes française est reconnue comme une langue à part entière. Tout élève concerné doit pouvoir recevoir un enseignement de la L.S.F. Le Conseil supérieur de l’éducation veille à favoriser son enseignement. Il est régulièrement informé des conditions de son évaluation. Elle peut être choisie comme épreuve optionnelle aux examens et concours, y compris ceux de la formation professionnelle. Sa diffusion dans l’administration est facilitée. Les avancées depuis 2005 1. Éducation  Un comité d’experts nommé par le ministère de l’Éducation nationale, présidé par Pierre Encrevé, a été chargé de la « mise en application de la loi pour la scolarisation des jeunes sourds », de 2006 à 2009. Il a été relayé en 2010 par un groupe en partie renouvelé. • Premier geste : le comité acte la lecture du texte de la loi (circulaire EN du 21‑08‑2008) Instaure la LSF comme « langue de la</description>
      <pubDate>jeu., 05 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.languesetcite.fr/683</guid>
    </item>
    <item>
      <title>État des lieux et introduction</title>
      <link>https://www.languesetcite.fr/685</link>
      <description>Ce dossier traite des sourds français et de leur langue, la langue des signes française, ou LSF. Mais pourquoi parler des sourds en lien avec une loi sur le Handicap, dans une revue comme Langues et cité ? C’est que, si la surdité est un « handicap », c’est avant tout un handicap de la communication, c’est-à-dire un handicap partagé. Et, un sourd n’entendant pas, il n’a pas d’accès naturel à une langue audio-phonatoire. Il a cependant, au moins en puissance, cette particularité (bien documentée, voir l’article de Fusellier-Souza ci-dessous) d’être créateur de langues, ces langues visuelles-gestuelles que l’on appelle langues des signes (LS), et qui ont acquis – du moins dans le champ scientifique – le statut de langues humaines aux côtés des autres, ces langues désormais dites, par contraste, « langues vocales » (LV).  Les LS, oui, parce que, contrairement à ce que l’on croit souvent, il n’y a pas une LS, qui serait « universelle ». Il en existe de très nombreuses, soit macro-communautaires et institutionnalisées comme l’est la LSF, soit familiales ou micro-communautaires, les LS dites émergentes, qui, elles, sont innombrables. Ce phénomène d’émergence chez des sourds isolés en milieu entendant et coupés de toute LS institutionnelle – qui est assurément à l’origine de toutes les LS – a ceci d’étonnant (et de passionnant pour l’étude du langage et des langues) qu’il est observable… et de plus en plus souvent observé (voir le texte de Fusellier‑Souza).  On note néanmoins bien p</description>
      <pubDate>jeu., 05 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.languesetcite.fr/685</guid>
    </item>
    <item>
      <title>En réponse à quelques idées reçues : vade‑mecum</title>
      <link>https://www.languesetcite.fr/686</link>
      <description>Non, la langue des signes française (la LSF) n’est pas (du tout) du français (de même que l’American Sign Language n’est pas de l’anglais, etc.) : elle n’est pas du « français en gestes ». La LSF est une « langue à part entière » : elle a une grammaire propre, c’est-à-dire une syntaxe et un lexique spécifiques. Il est vrai que l’aire sur laquelle est pratiquée telle langue des signes coïncide souvent avec un territoire national (la LSF est bien la langue des signes pratiquée en France) et que, comme toute langue vivante, elle peut emprunter tel ou tel aspect de la langue vocale avec laquelle elle est en contact permanent et ce d’autant plus que celle-ci est la langue majoritaire et dominante. Mais cela n’affecte la langue qu’à la marge parce qu’il y a autant (et plus encore) de différences entre le français et la LSF qu’entre le mandarin ou l’inuit et le français. Et ce simplement parce que le canal audio-visuel présente des possibilités et des contraintes, exploitées linguistiquement, qui sont différentes de celles du canal audio-phonatoire. Il en va ainsi de la grande facilité à faire ressemblant (iconique) avec les articulateurs corporels et manuels, ce qui suffit à expliquer que l’iconicité soit au cœur de la créativité et de la grammaire des langues des signes. En d’autres termes, on peut utiliser les mains et l’ensemble du corps pour créer une ressemblance visuelle avec ce dont on parle. C’est aussi le cas de la possibilité, pour une langue visuelle-gestuelle, d’utilise</description>
      <pubDate>jeu., 05 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.languesetcite.fr/686</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Entretien avec Alain Bouhours et Jean‑Louis Brugeille</title>
      <link>https://www.languesetcite.fr/687</link>
      <description>Comment décririez-vous la situation actuelle de la LSF dans l’éducation des sourds, pour ce qui concerne vos aires d’intervention respectives, c’est-à-dire le scolaire et le supérieur ? Jean-Louis Brugeille : Je fais le choix d’évoquer les aspects préoccupants liés à la qualité linguistique de la LSF pratiquée par les élèves sourds. En ma qualité d’inspecteur depuis 2010, je revendique ma légitimité à évaluer l’évolution de l’enseignement en/de LSF.  La loi de 2005 a consacré officiellement la LSF en tant que langue à part entière et offert aux élèves sourds la possibilité d’opter pour une communication bilingue (LSF et français écrit). Elle a également instauré l’enseignement de la LSF dans les établissements scolaires et, en 2008, la LSF a été reconnue comme matière optionnelle au baccalauréat, au même titre que les autres langues. Et pourtant, en dépit de ces progrès législatifs, l’intégration de la LSF dans les cursus scolaires des élèves sourds reste moindre. La plupart des établissements du premier et du second degré proposent par défaut un enseignement en un mélange simultané de français oral et de LSF, connu sous le nom de français signé, qui ne peut être considéré comme une langue mais plutôt comme une sorte d’interlangue : ceci a évidemment un impact sur la qualité du français écrit. Mais il est surtout remarquable de constater que, depuis 2007, l’enseignement de la LSF suscite un vif intérêt parmi les élèves non sourds. Au bout de trois ans, ceux-ci maîtrisent corr</description>
      <pubDate>jeu., 05 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.languesetcite.fr/687</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Apprendre en langue des signes française en milieu scolaire : freins et enjeux</title>
      <link>https://www.languesetcite.fr/690</link>
      <description>Jusque dans les années 1980, l’éducation des « déficients auditifs » passe, dans l’immense majorité des cas, par la « démutisation » et la réhabilitation de la parole et de l’audition, voie considérée comme le meilleur parcours vers l’intégration scolaire et sociale. Pendant deux cents ans, depuis l’initiative fondatrice de l’Abbé de l’Épée en 1760, les rares tentatives d’enseignement en langue gestuelle ne sont pas parvenues à invalider l’idée d’une supériorité de la langue vocale et de la « méthode orale ». Pas même les aveux d’échec de praticiens avertis, comme ceux du médecin pédagogue Jean Itard qui déclare en 1823 : « ce serait une erreur de croire pour ceux-ci [les sourds], et je suis tombé moi-même autrefois dans cette erreur-là, qu’il faut les instruire par la parole et leur interdire l’usage des signes ». Alfred Binet et Théodore Simon, chargés par l’État de repérer parmi les enfants ceux capables d’instruction au sein des « classes de perfectionnement pour arriérés » créées en 1909, examinent, quelque trente ans après la proscription des signes dans les écoles, le cas des sourds : ils aboutissent au même constat, mais ne seront pas entendus (voir leur compte rendu, en 1908, sur la situation de dépendance et d’illettrisme des adultes sourds français.) La langue des signes française (LSF) est reconnue comme « langue à part entière » – et « langue de la République » – par la loi 2005-102 du 11 février 2005. D’un point de vue juridique et réglementaire, afin de promouv</description>
      <pubDate>jeu., 05 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.languesetcite.fr/690</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Parcours de parents entendants d’enfants sourds : idées reçues sur la LSF et leur effet sur l’accompagnement des familles</title>
      <link>https://www.languesetcite.fr/692</link>
      <description>L’annonce de la surdité d’un enfant représente un bouleversement pour les familles entendantes qui se retrouvent confrontées à un ensemble de questionnements, notamment du point de vue de la transmission linguistique et des parcours éducatifs futurs. Environ 95 % des enfants sourds naissent de parents entendants1 (CCNE, 2008) ; ce chiffre pose des questions fondamentales quant à leur accompagnement et à l’accès aux ressources adaptées. Nous présentons ici les recherches actuellement menées auprès de ces familles, en abordant les aspects liés au dépistage néonatal – généralisé depuis 2012 en France –, aux choix éducatifs et linguistiques, aux interactions avec les professionnels, mais aussi aux enjeux identitaires et sociaux pour les parents et leurs enfants. Mythes et savoirs autour de la LSF Surcharge de l’apprentissage de la LSF pour les enfants sourds et les parents entendants Un des mythes couramment rencontrés dans les entretiens menés dans les recherches de Gaucher et al. (Kirsch &amp; Gaucher, 2018) et Rannou (2017) est que l’apprentissage de la Langues des signes française (LSF) serait une surcharge pour l’enfant sourd et ses parents entendants, lorsque le parcours linguistique choisi est celui de l’appareillage ou de l’implantation, ce qui est aujourd’hui extrêmement fréquent. Cette perception peut dissuader les familles de la découverte de la LSF, dans la crainte que son apprentissage n’entrave le développement de l’enfant ou ne représente une charge supplémentaire pour</description>
      <pubDate>jeu., 05 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.languesetcite.fr/692</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Progrès récents dans l’acquisition et l’évaluation de la Langue des Signes Française</title>
      <link>https://www.languesetcite.fr/695</link>
      <description>Depuis plus de vingt ans, les recherches sur l’acquisition de la Langue des Signes Française (LSF) ont progressé de manière significative, bien que ce champ demeure encore peu exploré. Ces avancées ont permis de mieux comprendre les spécificités de l’apprentissage de la LSF par les enfants sourds, ainsi que de concevoir des outils d’évaluation adaptés à cette langue visuo‑gestuelle. Une acquisition atypique mais riche de sens L’un des constats majeurs est que l’acquisition de la LSF est loin d’être « naturelle » dans la majorité des cas. Plus de 90  % des enfants sourds naissent de parents entendants et ne sont pas exposés dès la naissance à une langue signée, contrairement aux enfants entendants qui sont immergés dès la naissance dans leur langue vocale. Mais, pour les rares enfants issus de parents sourds, l’acquisition est également atypique, l’environnement familial et éducatif étant à prendre en compte (Burgat et al., 2024). De fait, être sourd n’est pas synonyme de compétences systématiques en LS, la transmission linguistique variant en fonction des choix linguistiques opérés au sein de la famille. Les enfants sourds évoluent généralement dans un contexte plurilingue et plurimodal, navigant entres langues vocales, signées et écrites (Bogliotti, 2023). À partir d’observations sur les pratiques communicatives spontanées des enfants sourds, Cuxac (2000) a développé une approche théorique, nommée Approche Sémiologique dont le point d’ancrage est la possibilité de « dire en </description>
      <pubDate>jeu., 05 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.languesetcite.fr/695</guid>
    </item>
    <item>
      <title>La LSF précoce comme vecteur d’une éducation épanouie</title>
      <link>https://www.languesetcite.fr/698</link>
      <description>Vingt ans après la reconnaissance officielle de la LSF, l’accès des enfants sourds à une éducation bilingue LSF et français écrit reste limité en France : la rareté des établissements bilingues et la prégnance d’une vision médicale de la surdité entravent leur développement langagier, cognitif et socio-émotionnel (voir l’introduction de B. Garcia). Or, pour l’enfant sourd, l’acquisition précoce de la LSF présente des avantages majeurs, sur le plan tant cognitif que socio-affectif. Contrairement au français oral, qui nécessite une rééducation intensive, la LSF est une langue visuelle-gestuelle, que l’enfant sourd peut donc acquérir naturellement, de manière fluide et complète (Bertin, 2010). Les recherches menées par Courtin (2000) montrent que ce qui est déterminant pour le développement cognitif des enfants sourds n’est pas l’accès à l’audition, mais bien à une langue, de quelque modalité qu’elle soit : la surdité en elle-même ne constitue en rien un frein au développement cognitif, pour peu que l’enfant ait accès à une langue dès son plus jeune âge. En outre, la LSF permet des interactions précoces de l’enfant avec l’entourage familial et social, ce qui favorise son développement socio-affectif. Ajoutons que l’acquisition précoce de la LSF, loin de constituer un obstacle à l’acquisition du français (oral ou écrit) est, au contraire, un socle solide facilitant l’acquisition d’une autre langue. En revanche, une acquisition tardive peut entraîner des retards importants dans le</description>
      <pubDate>jeu., 05 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.languesetcite.fr/698</guid>
    </item>
  </channel>
</rss>